31.01.2010
les mères
Ma mère voulait toujours bien présenter. Les mères jouent beaucoup sur le paraître. On ne sait que bien plus tard les vérités vraies. En fait, on ne les connaît pas bien les mères. Les pères, ils les connaissent mieux que nous. D’une autre manière. Ils les ont séduites, désirées, aimées avec leur corps, sans que le sang y soit pour quelque chose. Les pères ont vraiment aimé les mères. Pour nous, les enfants, tout est faussé. Déjà, on était à l’intérieur d’elles. T’imagines, c’est pas rien. Elles nous ont fabriqué comme on fait un bonhomme de neige, sans oublier le nez, les yeux et tout ce qu’il faut pour faire un beau bonhomme de neige. Puis, on a pris le lait, la chaleur, les yeux dans les yeux et tous ces trucs dont on ne se rappelle pas mais qui nous attachent très tôt. On est obligé de les aimer les mères. On le sait bien, une mère, on l’aime même si c’est une vache. Même complètement vache, on ne le voit pas. Elle font tout pour bien présenter. Et puis quand on s’en aperçoit (si on s’en aperçoit), on ne peut plus rien y faire parce qu’on n’a pas que ça à faire de reprendre tout depuis le début.
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27.01.2010
288 voeux
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J’ai déjà fait des centaines de vœux. J’ai toujours utilisé toutes les occasions qui nous permettent d’en faire. J’estime à 3 fois par an, en moyenne, le nombre de premier fruit croqué dans la saison. En mettant à 5 ans l’âge de raison du vœu, cela fait 140 vœux. J’y ai rajouté depuis 5 ans le premier bain de mer de l’année. J’évalue à 50 le nombre de cils tombés sur ma joue et repérés par un ami, même estimation pour le nombre de fois où j’ai dit la même chose en même temps que mon voisin, j’ai dû voir 10 étoiles filantes dans ma vie, cueilli 3 trèfles à 4 feuilles et une trentaine de coccinelles ont dû se poser sur ma main. 288 vœux qui ne se sont pas réalisés. Ou pas encore. Certaines personnes font des vœux faciles, alors c’est normal que ça marche. Mais on n'est pas sûr que ce soit grâce au vœu. Moi, je fais des vœux impossibles. Des vœux de génie. Au tant en profiter. Sinon, ça ne sert à rien. On ne sait pas s’il y a une relation entre nos vœux et les choses merveilleuses qui nous arrivent. Je veux être sûre que la chose espérée se réalise parce que j’en avais fait le vœu, lorsque j’ai mangé ma première asperge de l’année par exemple. Alors, quand je dis dans ma tête et sans le dire à personne bien sûr « Que je ne vieillisse jamais », je suis sûre que si ça arrive, ce sera grâce à l’asperge. C’est un mauvais exemple, parce que celui-ci, il marche un peu. Mais un jour, il va s’arrêter de marcher. Sûrement à partir d’aujourd’hui puisque je viens de le dire. Et qu’il y a aussi ce paramètre : on ne dit ses vœux à personne. De toutes façons, les vœux ont leurs périodes. Je garde le même pendant quelques temps et je le change quand je vois qu’il ne se réalise pas. J’ai longtemps fait le vœu « Que mes parents se remettent ensemble ». Je pense que c’est le vœu le plus formulé par les enfants d’aujourd’hui parce que parfois, ça arrive ! Je suis sûre que c’est grâce au vœu des enfants. Moi, ça n’a pas marché. Maintenant, c’est trop tard. Puisque je viens de le dire.
288 vœux impossibles qui se promènent dans ma tête.
09:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2010
dans la couverture
Je me suis éteinte. Un an et demi sans présence. Ici entre le noir et l'orange. J'ai respiré un grand coup puis j'ai écrit autre chose, les autres choses. De la mental food moins érotique. Nourrissante aussi, à m'en faire vomir parfois. J'ai lu mes textes, tous, partout où on m'a invité à le faire. Et je me suis remise à écrire. J'aime écrire. Alors je reviens dans la couverture noire et orange, me glisser dans les plis de vos yeux, m'immiscer sous votre peau et plus si...
22.05.2008
Publiéeeeeee!!!!!!!
VOILA, CETTE NOTE POUR VOUS DIRE À TOUS, CHERS LECTEURS DE MON BLOG, QUE TOUT CE QUE VOUS AVEZ PU LIRE DEPUIS DEUX ANNÉES SUR VOTRE ÉCRAN EST DÉSORMAIS COUCHÉ SUR LES PAGES D'UN LIVRE ÉDITÉ PAR L'HARMATTAN. JE SUIS TRÉS HEUREUSE DE CETTE PUBLICATION ET SI VOTRE MÈRE EST UNE JOUISSEUSE, OFFREZ LUI POUR LA FÊTE DE MÈRE !!!
DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES MAIS SURTOUT MOINS CHER EN LIGNE SUR LE SITE DE LA FNAC (FNAC.FR)
MERCI A TOUS DE M'AVOIR COMMENTÉ ET POUSSÉ A ECRIRE ENCORE, ENCORE...

13:25 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.01.2008
TOUT LUI RENDRE
Ça n’a pas tenu longtemps avec lui. Pas tenu le coup. Un mauvais coup. Un coup de poing. Dans le bide. Un express dans le ventre.
On s’est rué. L’un dans l’autre. On s’est tout bouffé. Tout vomi après. Trop bouffé. Trop vomi. Trop longtemps.
Le temps, il s’enfout des coups et des vomis. De mon ventre en général, il s’enfout. Le temps passe, mate ce qui se passe, et se tire. À fond la caisse, il se tire. Comme un express. Un coup de poing dans le bide.
La baise, elle, elle s’endort. Elle te donne à bouffer et elle s’endort. « C’est pas ma faute si tu vomis », elle dit, avant de s’endormir. Alors ça me donne encore plus envie de vomir. Vomir du foutre. Celui du mauvais coup dans le bide. Tout vomir, tout lui rendre à la baise et merci au revoir.
16:30 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.01.2008
UNE VACHE
Quand j’ai envie, j’ai envie. Mais vraiment envie. Envie-envie. Une envie perturbante qui ne me quitte pas si je ne fais pas la chose. Je ne peux rien faire d’autre que de penser à faire la chose. Je suis une vache. Une vache qui brille. Une vache étincelante. Je sens l’air entrer dans mes narines. Sauvage. Je sens que la chose va être belle parce que c’est une envie-envie et que je ne peux plus rien faire d’autre que de faire la chose.
09:10 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.12.2007
IL N'Y AVAIT RIEN A DIRE
Il n’y avait rien à dire, il m’empoignait merveilleusement. Hagarde ou égarée, je laissais toujours échapper un rire de contentement, à un moment donné. Sa tige était une œuvre d’art et mieux encore, même sale, elle sentait bon. Les épices ou quelque chose comme ça. Une odeur soutenue en tout cas, qu’il me plaisait de humer en toute occasion. Pour me hérisser les poils, irriguer mon anus, lisser mon animal. Je n’étais pas à la hauteur de sa classe sexuelle toute en technique apprivoisée, mais ma chaleur équatoriale semblait plaire au professionnel. J’écartais sans détour le moindre de mes orifices (et quand je dis « écartais », je pèse mes mots), lui proposant toujours un embarras du choix avec lequel il jonglait sans faille. Il me plaisait, il n’y avait rien à dire. Le moment venu pour lui d’expulser, j’aimais voir son sourire ironique, qui le plaçait loin du partage et le rendait si beau. Sa supériorité écrasait ma colère. Je recevais le foutre comme une récompense que je m’appliquais à répandre sur chaque parcelle de ma peau. Mais je ne disais rien, il n’y avait rien à dire.
19:30 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
27.11.2007
OBEIR
Ça me lance. Ça me lance comme une plaie. Je sens ma vulve s’imbiber, se noyer dans son mouillis. Je croise les jambes et mes yeux se révulsent. La dictature du corps. C’est bien elle qui me lance. Obéir. Une douleur certaine embrasse mon cerveau, obéir, le prend en otage et l’inonde d’images obscènes. Ça y est. Je suis complice. Obéir. Je souris, comme chaque fois. Je prends place. Obéir. Un superbe diaporama défile alors sous mes paupières, ce qui m’oblige à frotter ma culotte suppliant que cela vienne vite car j’ai peu de temps aujourd’hui.
09:05 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
LE SPECTACLE
Ils sont venus à deux. C’était la première fois. La première fois pour moi que je m’offrais à deux. J’en ai révé souvent, ne pensant pas le faire. Pas pour l’instant. Je pensais que je serais mal à l’aise, que je regretterais. Je n’ai rien eu à faire. Ils étaient généreux, devaient bien se connaître. J’ai pu les observer, les confondre, et puis fermer les yeux. Tant de pieds, tant de mains, tous ces doigts emmêlés ! Mais le plus surprenant fut le son de leurs voix. À deux, c’est un dialogue. À trois, c’est un spectacle.
09:00 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.11.2007
SINON
Nous n’avions pas envie. Nos mains cherchaient nos sexes vaguement. L’amour débordait. Il endormait nos sens. Mais le corps résiste à l’accoutumance et réclame malgré lui. Un processus à déclencher et il devient le maître. À force de caresses, ma vulve s’est dépliée, défroissée plutôt. Elle a pris conscience d’elle-même et s’est mise à hurler. Elle me fait honte parfois à faire sa demandeuse. Elle transpire vite et se joue de moi. Je n’ai plus qu’à me raccorder à ses bénignes volontés. M’assurer qu’elle sera bien lapée puis prendre dans mon ventre ce membre qu’elle appelle, qu’elle supplie de frotter mes parois intérieures. Être d’accord aussi. Sinon, c’est raté. Sinon elle m’en voudra. Sinon je serais de mauvaise humeur.
17:20 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.11.2007
LA DERNIÈRE FOIS
J’ai trop peur de la mort pour ne faire l’amour qu’une seule fois par semaine. Et si la dernière fois, c’était la dernière fois de ma vie ? Quand j’y pense, j’ai envie de le faire tout de suite. Vite ! Vite ! Avant qu’il ne soit trop tard. Et de le refaire. En m’appliquant. De le faire « le mieux possible ». Il faut que ce soit beau et grand une dernière fois, comme un bouquet final de feu d’artifice. Un émerveillement. Qui dure. Avec l’odeur qui reste sous les ongles même si on se lave les mains. Qu’il y est une résonance jusqu’à la prochaine fois pour rester en permanence dans une humeur érotique. Plus j’y pense et plus je me dis qu’il y aura une dernière fois. Peut-être en serais-je consciente. Peut-être pas. Il faudrait toujours se dire que c’est la dernière fois. C’est vrai, un jour, ce sera la dernière fois. Je me demande jusqu’à quel âge fait-on l’amour. 70, 80, 90 ? Jusqu’à la fin ? Il faut absolument que je me renseigne. Il doit y avoir des études faites à ce sujet. Mais, tout de même, je suis persuadée que je l’ai déjà plus fait que je ne le ferais encore. Au mieux, je suis pile au milieu. Et ça me fait peur. Très peur.
16:20 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2007
LES MOTS
Nous avions huit et dix ans. Tu me disais souvent « Vien, je vais t’enculer ! ». Tu ne connaissais pas le sens de ce mot, mais il te semblait bien que ton zizi, lui, en avait une certaine idée ( puisqu’il était tout dur quand tu le disais ). Tu ne m’as jamais enculé. Tu ignorais totalement comment il fallait s’y prendre, ou était l’entrée et quel intérêt il y avait à le faire. C’était de dire « Je vais t’enculer » qui te plaisait. Cela te conduisait inévitablement à mouiller ton pantalon et à découvrir que les mots, parfois, suffisent.
Je vais t’enculer.
Je vais t’enculer.
Je vais t’enculer…
18:45 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.10.2007
C'EST REPARTI !!!!
AUTOPSIE
J’ai des petits bourrelets en haut des cuisses, nichés dans l’aine, un petit peu plus flasques que le reste de la jambe, qui se balancent quand je marche et se collent lorsque je mouille de trop.
J’ai un sein mieux développé que l’autre en matière de réaction au plaisir. Il suffit d’effleurer l’un quand l’autre nécessite un titillement plus intensif, voire une succion.
J’ai des lèvres foncées, plutôt marrons que roses, ce qui me gênait beaucoup plus jeune et je trouve d’ailleurs qu’elles continuent à s’assombrir avec l’age.
J’ai un anus capricieux qui aime la salive en abondance et ne me donne pas toujours satisfaction. Sa connection cérébrale est très hasardeuse. Je m’en plains souvent.
Voici quelques détails. Je fonctionne comme toutes les femmes. Avec beaucoup d’amour, on obtient tout de moi.
11:00 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.09.2007
Avec La Bouche !
Je vous fais Les Gens avec La Bouche !les_gens_MP3.mp3
16:10 Publié dans La suite de mes idées | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.09.2007
Une pause.
Je n'écris plus sur mon sujet favori. Il va falloir changer le titre du blog si je veux poursuivre l'aventure. Je vous fais part de mes nouvelles écritures...
LES GENS
Il était une fois les gens. Ça ne se voit pas les gens. C’est là. Genre humain. Espèce unique. Les gens disent bonjour quand ils se lèvent et bonne nuit quand ils se couchent. Entre les deux, ils passent leur temps à faire toutes sortes de choses. Mais ça ne se voit pas les gens. C’est là. Tellement présent qu’on ne les voit pas. Ils prennent toute la place. Tout autour de moi et dedans (aussi). Dedans moi, je les entends. Ils s’expriment forcément, n’arrêtent pas de me parler, me bousculent, m’empêchent d’aller. Je slalome entre des piquets de gens. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Bonne neige. Je dévale. Piquet de gens. Bonjour. Je me recentre. Je repars. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Bonne neige. Je dévale. Piquet de gens. Bonne nuit. Et je souffle. Et j’en pleure des gens car ils ont des certitudes et je suis si influençable. Un cours d’eau ne le serait pas plus…Rien ne m’oblige à. Qui sait vraiment ? Les gens m’obligent avec leurs certitudes et toutes ces choses qu’ils font entre bonjour et bonne nuit. Ils me poussent. Alors j’avance, en slalommant. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Tanpis si j’oublie mon sac, si j’oublie de mettre une culotte, si j’oublie ma mère à la gare. C’est toujours trop tard. Revenir en arrière. Toujours trop tard. Après je mets des gants, pour me protéger. Mais les gens sont aussi dans mes gants. Mes gants dégoûtants. Avec mes gants dégoûtants, je ne fais pas les choses proprement, purement, clairement. C’est sale d’eux. Alors je jette les gants, mais je secrète les gens. Constamment. J’en fais des foules. Des publics hystériques. Qui m’aiment et me détestent, me scrutent et me crochepattent. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Je slalome tout le temps. Je ne m’en sors pas bien avec les gens. Même avec ma mère (qui est à la gare et qui m’attend).
11:15 Publié dans La suite de mes idées | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.08.2007
En transit
Il me prend. Il m’active. Dans ma cage, captive, j’ignore tout encore. Je questionne, mais il n’en est pas là. L’heure est au bouillonnement, mare aux contemplations où flottent nos souillures. Mon ventre le réclame, je ne peux le faire taire. Je me propose, je quémande. Je ne tiens plus en place. Un bâton, une audace, tout peut me satisfaire. Qu’il me prive me torture et je crie mon désir. Enfonce tout de toi et calme ma débâcle. Si je perds connaissance, tu en seras coupable. Et je perds connaissance quand il entre et dévaste, puisque rien n’a plus d’importance à présent.
12:40 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.07.2007
JE VOUDRAIS
Je voudrais que tu me limes
Que tu me limes
Que tu me limes
Que tu m’abîmes
Que tu m’élimines.
10:55 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.07.2007
MON PARFUM
J’ai trouvé mon parfum. C’est celui de ma vulve. Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Il me correspond si bien.
Chaque matin, avant de sortir, j’humecte un de mes doigts en effleurant mes lèvres et, comme les bourgeoises, je dépose, derrière chacune de mes oreilles, quelques gouttes de mes sucs.
L’effet est saisissant. Toute bise amicale soulève le soupçon, la honte ou bien l’envie. Personne n’ose, tout le monde imagine. J’attise, complice de moi-même, les ventres en manque et les esprits capitonnés.
Ma langue essuyant mes commissures suffira pour conclure.
20:45 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.05.2007
L'ORAGE
J’ai pris l’orage.
J’ai pris l’orage comme amant.
L’orage grondait dans mon cou et léchait mon visage.
L’orage bavait sur mon corps et j’acquiesçais.
Les fesses tendues vers le ciel, j’implorais l’orage.
Qu’il m’attrape et me gronde encore.
Les gouttes d’eau de l’orage frappaient ma vulve, c’était délicieux.
Mes seins durcissaient sous les rafales du souffle de l’orage.
L’orage m’éclairait sans cesse pour me voir onduler.
Alors je pris la tige d’une fleur, m’en servie d’instrument et sur ma terrasse inondée, j’ai joué et joui tout en grelottant sous l’orage.
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24.04.2007
Il ne fallait plus attendre.
J’ai répondu présente à ses yeux carnassiers. Ses commissures, qu’il avait charnues, vibraient d’inquiétude. Son haleine m’envoûtait. La peur de ne pas maîtriser une voracité évidente nous rapprochait déjà. Il cachait mal son diable, je tenais le mien par la main persuadée de mon appétit. Le combat promettait d’être égal, le profit partagé. Quelques perles de salive glissèrent sur mon menton. La rage. Une rage souhaitable. Il ne fallait plus attendre.
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