18.09.2007
Une pause.
Je n'écris plus sur mon sujet favori. Il va falloir changer le titre du blog si je veux poursuivre l'aventure. Je vous fais part de mes nouvelles écritures...
LES GENS
Il était une fois les gens. Ça ne se voit pas les gens. C’est là. Genre humain. Espèce unique. Les gens disent bonjour quand ils se lèvent et bonne nuit quand ils se couchent. Entre les deux, ils passent leur temps à faire toutes sortes de choses. Mais ça ne se voit pas les gens. C’est là. Tellement présent qu’on ne les voit pas. Ils prennent toute la place. Tout autour de moi et dedans (aussi). Dedans moi, je les entends. Ils s’expriment forcément, n’arrêtent pas de me parler, me bousculent, m’empêchent d’aller. Je slalome entre des piquets de gens. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Bonne neige. Je dévale. Piquet de gens. Bonjour. Je me recentre. Je repars. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Bonne neige. Je dévale. Piquet de gens. Bonne nuit. Et je souffle. Et j’en pleure des gens car ils ont des certitudes et je suis si influençable. Un cours d’eau ne le serait pas plus…Rien ne m’oblige à. Qui sait vraiment ? Les gens m’obligent avec leurs certitudes et toutes ces choses qu’ils font entre bonjour et bonne nuit. Ils me poussent. Alors j’avance, en slalommant. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Tanpis si j’oublie mon sac, si j’oublie de mettre une culotte, si j’oublie ma mère à la gare. C’est toujours trop tard. Revenir en arrière. Toujours trop tard. Après je mets des gants, pour me protéger. Mais les gens sont aussi dans mes gants. Mes gants dégoûtants. Avec mes gants dégoûtants, je ne fais pas les choses proprement, purement, clairement. C’est sale d’eux. Alors je jette les gants, mais je secrète les gens. Constamment. J’en fais des foules. Des publics hystériques. Qui m’aiment et me détestent, me scrutent et me crochepattent. Tchi Tchi. Tchi. Tchi. Je slalome tout le temps. Je ne m’en sors pas bien avec les gens. Même avec ma mère (qui est à la gare et qui m’attend).
11:15 Publié dans La suite de mes idées | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



Commentaires
Bon courage.
Ecrit par : JOINVILLE | 18.09.2007
Des Jean, des Paul, des marrants,
des Jeanne-Paule tristes,
des grands devant,
des p'tits partant,
des
réfléchissant
la nuit,
des légers toute la vie
youpi youpi
Des chaussures carrées
à talonnettes
des vestes tournées
à facettes
des humbles blouses à fleurs vieillies
des têtes en forme de pomelot
des profondément pourpres qui fument dans l'eau
des rêveurs fous qui s'assoupissent
des pisseurs d'eau qui vous ravissent
des visseurs d'horizon
des viseurs d'émotions
des motions qui décortiquent
des tics de déraison
des raisons de rire
éphémère voyage
l'auguste finit son tour de piste
essaim d'aime papillotant
remis en question
en point d'exclamation
...
Ecrit par : gene | 18.09.2007
...
des gens nés gros sur la patate
qui cherchent à voir si dessous
c'est du gruyère ou du brie mou
des gens fous
pas une rame, un troupeau!
des gens sur le dos
le nez collé là-haut
d'où rien de bien
ne vient
des gens vétus
des gens voilà
qui ne regardent pas
avant de traverser
la chaussée sous la pluie
des gens pas vus
des gens pas pris
...
Ecrit par : tiniak | 20.09.2007
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