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27.11.2007
OBEIR
Ça me lance. Ça me lance comme une plaie. Je sens ma vulve s’imbiber, se noyer dans son mouillis. Je croise les jambes et mes yeux se révulsent. La dictature du corps. C’est bien elle qui me lance. Obéir. Une douleur certaine embrasse mon cerveau, obéir, le prend en otage et l’inonde d’images obscènes. Ça y est. Je suis complice. Obéir. Je souris, comme chaque fois. Je prends place. Obéir. Un superbe diaporama défile alors sous mes paupières, ce qui m’oblige à frotter ma culotte suppliant que cela vienne vite car j’ai peu de temps aujourd’hui.
09:05 Publié dans Erotik | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



Commentaires
niam niam!
je me réjouis de ton retour, mon étrange et textuel amour.
et si tu devais m'obéir : viens donc me dire au creux de l'oeil tous les soupirs que tu effeuilles!
Ecrit par : tiniak | 29.11.2007
pfffffffffffff ! Mon premier soupir du matin est pour toi, tu es caché entre mes cuisses et tu ne le sais pas.
Ecrit par : natyot | 29.11.2007
et ben tiens : vois là...
http://pavupapri.hautetfort.com/tag/retour
Ecrit par : tiniak | 07.12.2007
et puis aussi, j'ai laissé ça sur SLAM BLOG...
à l'article VIE QUOTIDIENNE :
au matin, je finis la nuit que je n'ai pas commencée
ici
mais là, c'est déjà le soir, il est trop tard pour me lever
aussi
resterai-je allongé jusqu'au prochain matin qui fuit
sans bruit
tiens ? une balle
sur les dalles
un citron sur ton chapeau
un soleil sur le chaos
dévalent
déballent
mon somnolant cerveau
mais déjà, il fait trop chaud
j'étale
mon pompon sur ton dos
c'est quand demain s'emballe
qu'il fait bon être
de tout son être
logé incognito
même au pain et à l'eau
au-dessus des canaux
aujourd'hui est un drap de l'un
et l'autre, confiture
avec hier et puis plus rien
d'autre pour couvertures
bien sûres
Ecrit par : tiniak | 07.12.2007
pfffffffff mon dernier souffle du jour est à toi, tu me mets au supplice, mais tu le sais, déjà.
Ecrit par : tiniak | 08.12.2007
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