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10.12.2007

IL N'Y AVAIT RIEN A DIRE

Il n’y avait rien à dire, il m’empoignait merveilleusement. Hagarde ou égarée, je laissais toujours échapper un rire de contentement, à un moment donné. Sa tige était une œuvre d’art et mieux encore, même sale, elle sentait bon. Les épices ou quelque chose comme ça. Une odeur soutenue en tout cas, qu’il me plaisait de humer en toute occasion. Pour me hérisser les poils, irriguer mon anus, lisser mon animal. Je n’étais pas à la hauteur de sa classe sexuelle toute en technique apprivoisée, mais ma chaleur équatoriale semblait plaire au professionnel. J’écartais sans détour le moindre de mes orifices (et quand je dis « écartais », je pèse mes mots), lui proposant toujours un embarras du choix avec lequel il jonglait sans faille. Il me plaisait, il n’y avait rien à dire. Le moment venu pour lui d’expulser, j’aimais voir son sourire ironique, qui le plaçait loin du partage et le rendait si beau. Sa supériorité écrasait ma colère. Je recevais le foutre comme une récompense que je m’appliquais à répandre sur chaque parcelle de ma peau. Mais je ne disais rien, il n’y avait rien à dire.