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12/12/2014

Il y a de quoi faire

Il y a de quoi faire, je dis.

Dans notre monde (notre monde), c’est insensé la multitude de choses à faire.

C’est le vertige des choses à faire.

 Je précise : faire = s’intéresser à                   (participation minimale)

                            agir pour                         (participation moyenne)

                           être à l’initiative de/créer   (participation maximale)

 

On peut combiner les participations selon notre motivation et surtout selon notre capacité énergétique. Il y a, dans tous les cas, de quoi faire.

 

Il est, par ailleurs, mal vu de ne participer à rien. On estime que pratiquer au moins la participation minimale (intérêt) est nécessaire pour un épanouissement personnel et une intégration sociale. On a bien assez de choix (dans le domaine des loisirs ou de la culture par exemple, allons au plus simple) pour ne s’intéresser à rien.

Il y a de quoi faire donc, pour tous les âges, pour toutes les bourses, pour tous les handicaps et avec des degrés d’intensité émotionnelle adaptables à chacun.

De toutes façons, si l’on ne fait rien, on est atypique et c’est désagréable pour tout le monde.

-       Qu’est ce que tu fais dans la vie ?

-       Rien.

Ce n’est pas envisageable, vraiment pas.

Faire rien = être idiot, une larve, un ado attardé, voire un voyou (c’est en ne faisant rien qu’on fait mal).

Et pourtant, tout le monde rêve de Faire rien.

Faire rien, c’est à dire dormir.

Dormir, c’est à dire presque être mort.

Faire le mort.

« En ce moment, il fait le mort ». Il a coupé le contact avec l’extérieur. Il ne répond plus à la question « qu’est-ce que tu fais en ce moment dans la vie ? ».

Et c’est bien à cause de :

1-  l’extérieur/ intégration sociale (pour ne pas être pris pour un voyou)

2-     2 - la mort (qui, dans son aspect définitif, n’a rien à voir avec dormir)

qu’il y a de quoi faire et que l’homme fait.

Une vie bien remplie jusqu’à l’os.

 

 

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